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La Naissance

La Naissance

La convention fut signée devant Maître Aubry et Maître Rocher, dans les formes légales, une semaine avant la date présumée de l'accouchement. Claire devenait officiellement copropriétaire, à hauteur de cinquante pour cent, du Manoir de Clairefontaine et des terres environnantes.

Le soir même de la signature, alors qu'un froid sec s'était enfin installé sur la Sologne après des semaines de pluie, Claire ressentit les premières contractions.

« Marc ! » appela-t-elle depuis la salle de bain, une main crispée sur le rebord du lavabo.

Il fut auprès d'elle en quelques secondes, le visage déjà pâle de panique. « C'est le moment ? »

« Je crois bien, oui. »

Le trajet jusqu'à la clinique d'Orléans se fit dans un silence tendu, seulement rompu par les respirations de Claire qui tentait d'appliquer ce qu'elle avait appris en cours de préparation à l'accouchement.

À la clinique, les heures s'égrenèrent lentement. Marc ne quitta pas son chevet, tenant sa main à travers chaque contraction, murmurant des mots de réconfort qu'il inventait au fur et à mesure, sans vraiment savoir s'ils aidaient.

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Vers trois heures du matin, une complication survint. Le rythme cardiaque du bébé ralentit brusquement. L'équipe médicale s'activa avec une rapidité qui glaça Claire d'effroi.

« Il faut procéder à une césarienne en urgence, » annonça le médecin. « Le cordon s'est probablement comprimé. Nous devons agir vite. »

Claire fut emmenée au bloc opératoire, Marc ne pouvant que la regarder disparaître derrière les portes battantes, impuissant, le cœur battant à tout rompre.

Ce fut la plus longue demi-heure de sa vie.

Quand enfin la porte se rouvrit, une sage-femme portait un petit paquet enveloppé dans une couverture blanche, un cri vigoureux s'en échappant.

« Une petite fille, » annonça-t-elle en souriant. « En parfaite santé. Et votre femme se porte bien également. »

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Marc entra dans la chambre de réveil quelques minutes plus tard. Claire, encore pâle mais souriante, tenait leur fille contre sa poitrine.

« Elle est parfaite, » murmura-t-il, les larmes aux yeux, en caressant la petite main qui s'agrippait déjà à son doigt.

« Comment allons-nous l'appeler ? » demanda Claire.

Ils avaient discuté de plusieurs prénoms au fil des mois, sans jamais se décider. Mais en cet instant, un seul nom sembla s'imposer à Claire.

« Henriette, » dit-elle doucement. « Comme mon père. »

Marc sourit, la gorge nouée. « Henriette Dubreuil. Ça sonne bien. »

À ce moment précis, Véronique frappa doucement à la porte de la chambre, un bouquet de fleurs blanches à la main, le visage anxieux.

« Je peux entrer ? » demanda-t-elle.

Claire hésita une seconde, puis fit un signe de tête.

Véronique s'approcha du lit, et pour la première fois, Claire vit couler de vraies larmes sur le visage de sa belle-mère.

« Elle est magnifique, » murmura Véronique, en regardant sa petite-fille. « Merci de me laisser la voir. »

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Lisez la suite, Chapitre 12 — parce que quelques semaines après la naissance, une nouvelle menace va surgir, venue d'un endroit que personne n'attendait.

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