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chapitre 07 - Les Recherches

chapitre 07 - Les Recherches

Le service d'aide aux retrouvailles familiales, basé à Marseille, prit contact avec la famille Fabron trois semaines après cette conversation dans le jardin.

Marguerite avait été retrouvée. Elle vivait à Avignon, à peine à une heure de route du Mas des Oliviers, mariée, mère de deux adolescents, travaillant comme institutrice — un métier qui aurait fait sourire, avec une ironie douce-amère, le grand-père instituteur d'Odette, s'il avait pu le savoir.

Marguerite avait accepté, avec une prudence compréhensible, d'échanger d'abord quelques lettres avant d'envisager une rencontre physique.

Odette écrivit sa première lettre un soir entier, raturant, recommençant, pleurant parfois sur le papier avant de finalement la poster, les mains tremblantes, dans la boîte du village.

« Ma chère Marguerite, » commençait la lettre. « Je ne sais pas par où commencer, après trente-deux ans de silence que je n'ai jamais choisi, mais que j'ai laissé s'installer par peur et par honte... »

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La réponse de Marguerite arriva dix jours plus tard, une écriture soignée sur un papier simple.

« Madame, » avait-elle écrit, refusant encore l'intimité d'un prénom. « J'ai grandi dans une famille aimante, je veux que vous le sachiez d'emblée. Je n'ai jamais manqué d'amour. Mais j'ai toujours su, quelque part, qu'il me manquait une partie de mon histoire. Je suis prête à en apprendre davantage, à mon rythme. »

Odette lut et relut cette lettre, cherchant dans chaque mot un signe d'espoir ou de rejet, sans jamais vraiment trancher.

« Elle ne me hait pas, » dit-elle à Henri ce soir-là, la lettre serrée contre sa poitrine. « Du moins, pas encore. »

« Donne-lui du temps, » conseilla Henri. « Comme tu en as eu besoin, toi aussi. »

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Les échanges de lettres se poursuivirent pendant six semaines, chacune apportant un peu plus de détails, un peu plus de confiance mutuelle.

Marguerite raconta son enfance heureuse à Cavaillon, sa famille adoptive aimante mais désormais décédée pour ses deux parents, son mariage avec un vigneron local, ses deux enfants qu'elle élevait avec la même douceur qu'elle avait reçue.

Odette raconta, avec une honnêteté qu'elle n'avait jamais eue avec personne, cet été de ses vingt-neuf ans, la honte du village, l'adoption précipitée, les années de silence qui avaient suivi, jusqu'à cette explosion de colère mal dirigée lors du baptême de Léa.

« Je crois, » écrivit finalement Marguerite dans sa septième lettre, « qu'il est temps que nous nous rencontrions. »

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Lisez la suite, Chapitre 8 — parce que le jour de la première rencontre entre Odette et sa fille perdue depuis trente ans va bouleverser toute la famille.

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